Natalité en baisse : faut-il s’inquiéter ?

Naissances en France - baisse de la natalité

Naissances en France - baisse de la natalité

Pour la seconde année consécutive, la natalité est en baisse en France*. Une variation d’autant plus sensible que notre pays reste le bon élève de l’Union Européenne ! Alors, crise passagère ou tendance durable ?

Naissances en France - baisse de la natalité

Naissances en France – baisse de la natalité

La France, championne européenne des naissances

Depuis environ 10 ans, la France dispute à l’Irlande le titre de nation la plus féconde d’Europe, et se permet même de la coiffer au poteau depuis quelques années ! C’est en 2008 que notre pays a franchi un cap important, avec un taux de natalité record de 2,02 enfants par femmes, soit plus de 800 000 naissances. Depuis, ce taux s’est maintenu à un niveau élevé par rapport à la moyenne européenne (qui s’établi à 1,6 enfant par femme en 2016), faisant de la France le bon élève de ce classement.

Beaucoup de tentatives d’explications ont été avancées pour expliquer ces performances : politique d’aides sociales et d’accueil des jeunes enfants performantes, moins de pression au travail… Parallèlement, les françaises en âge de procréer suivaient le modèle en vigueur dans l’ensemble des pays développés : une première maternité plus tardive, pour cause d’allongement de la durée des études et de difficultés à s’insérer sur le marché de l’emploi, mais davantage de grossesses à des âges plus avancés (35 ans et plus), grâce aux progrès de la médecine reproductive, notamment. Cumulées, ces situations donnaient un taux de fécondité global élevé.

Une baisse qui pose question

Mais depuis 2015, la tendance s’inverse : le taux de fécondité des françaises est en baisse. 1,96 enfant par femme en 2015, 1,93 en 2016, et « seulement » 785 000 naissances…Là encore, les explications potentielles sont nombreuses mais restent floues. Il semblerait néanmoins que la France subisse l’impact de la crise économique mondiale.

Dans les autres pays industrialisés, les problèmes conjoncturels ont eu entre autres effets de faire baisser l’indice de fécondité, de manière parfois importante comme aux Etats-Unis où le chiffre est descendu de 2,12 enfants par femme en 2008 à 1,8 en 2014. Notre pays serait donc touché en décalage et dans une moindre mesure. Par ailleurs, les naissances tardives jusqu’alors en forte croissance ont cessé d’augmenter. Enfin, les démographes pointent le fait que les femmes en âge de procréer de nos jours sont elles-mêmes issues d’une « classe creuse » : elles sont tout simplement moins nombreuses.

Quelles conséquences économiques ?

La moindre variation démographique peut avoir une influence réelle sur l’économie, tous secteurs confondus. Une natalité forte impacte un très grand nombre de marchés : il faut nourrir, habiller, prendre soin de bébé, mais aussi parfois déménager, changer de voiture… Sans compter les investissements liés aux modes de garde et, plus tard à la scolarité. Bref, plus il naît de bébés, plus l’économie est stimulée ! Une baisse du nombre de naissances, en revanche, signifie une tension nouvelle pour tous les secteurs touchant de près ou de loin à la famille, et particulièrement le secteur de la puériculture. Le marché devient alors plus concurrentiel…et les nouveaux venus ont également plus de mal à se faire une place.
Résultats ? On constate qu’ils ont tendance à redoubler d’effort pour tirer leur épingle du jeu, notamment grâce à de vraies innovations. Ou comment une nouvelle qu’on pourrait croire inquiétante parvient à stimuler la créativité de tout un secteur … La preuve à l’appui sur notre édition 2017 avec plus de 50 nouveaux exposants. A suivre 😉

*Source : INSEE